Tumeurs cutanées

Chirurgie réparatrice Chirurgie de la face Reconstruction mammaire Chirurgie du thorax et des membres

basocellulaire, spinocellulaire, basocellulaires, mélanome, mélanomes, mélanome malin, dermatochirurgie, chirurgie cutanée, chirurgie cancers de la peau, cancers peau lyon, chirurgie tumeurs cutanés lyon, tumeurs cutanés greffés, lambeaux cutanés, greffe de peau, reconstruction cutanée, torossian
Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique à Lyon et Lausanne. Le Dr Jean-Marc Torossian, chirurgien plasticien spécialiste de la chirurgie cutanée des cancers de la peau.

La chirurgie des tumeurs cutanées

Carcinome basocellulaire – Mélanome – Carcinome épidermoide

 

Les tumeurs (ou lésions) cutanées sont des taches ou des excroissances de la peau, de taille, de forme et de couleur variable. Elles peuvent se situer sur le visage ou le corps.
Chaque type cellulaire contenu dans la peau est capable de se transformer en tumeur bénigne ou maligne ; il existe donc un grand nombre de tumeurs cutanées, allant du simple « grain de beauté » à la tumeur très rare. Elles peuvent apparaître au cours de la vie ou être présentes dès la naissance. Elles sont le plus souvent diagnostiquées par votre dermatologue ou votre médecin qui peut vous adresser pour en réaliser l’exérèse.

Les tumeurs cutanées :

Les tumeurs bénignes :

Des lésions initialement bénignes (comme certains « grains de beauté ») peuvent parfois se transformer et évoluer vers la malignité (mélanome); il est donc logique de les enlever préventivement. Il s’agit le plus souvent d’un naevus mal placé ou de surveillance difficile ou dont l’aspect s’est modifié. Le simple examen visuel d’une lésion ne permet pas toujours d’affirmer sa nature bénigne ou maligne. Dans ce cas, l’ablation chirurgicale va avoir pour but de soumettre la lésion à un examen anatomopathologique (au microscope) qui seul sera en mesure d’affirmer le diagnostic.

D’autres lésions purement bénignes peuvent être retirées parce qu’elles sont régulièrement traumatisées (rasage) ou gênantes, soit du fait de frottements ou d’irritations, soit pour une raison esthétique.

Les tumeurs mélaniques :

Il s’agit de lésions extrêmement fréquentes. Les naevus appelés aussi « grains de beauté », peuvent être présents à la naissance ou apparaître tout au long de la vie. Ils peuvent toucher toutes les parties du corps. Il existe différents types de naevus.

Les tumeurs de l’épiderme :

Les plus fréquemment retrouvées sont les kératoses séborrhéiques. Elles apparaissent souvent après quarante ans. Elles ont un aspect verruqueux, sont brunes et plus ou moins pigmentées.

Les tumeurs annexielles :

Il s’agit de lésions développées aux dépens des cellules pileuses. Les plus fréquemment retrouvées sont les kystes.

Les tumeurs du tissu conjonctif :

Elles se développent à partir du tissu conjonctif, des vaisseaux, des nerfs, de la graisse, des muscles contenus dans la peau.
On retiendra principalement les fibromes, histiocytofibromes. Parmi les lésions vasculaires, on retrouve les angiomes. Les lipomes sont des tumeurs graisseuses très fréquentes. Les neurofibromes sont des tumeurs nerveuses. Les xanthélasmas sont des dépôts lipidiques souvent retrouvés sur les paupières.


Les tumeurs malignes :

Ces lésions sont de plus en plus fréquentes avec la modification de notre mode de vie et l’exposition solaire. Il existe 2 catégories principales de tumeurs cutanées malignes: (cliquez sur la vidéo).

basocellulaire, spinocellulaire, basocellulaires, mélanome, mélanomes, mélanome malin, dermatochirurgie, chirurgie cutanée, chirurgie cancers de la peau, cancers peau lyon, chirurgie tumeurs cutanés lyon, tumeurs cutanés greffés, lambeaux cutanés, greffe de peau, reconstruction cutanée, torossian

Les carcinomes cutanés :

Il s’agit de lésions extrêmement fréquentes. Ce sont les carcinomes basocellulaires et les carcinomes épidermoides.

Les carcinomes basocellulaires sont les cancers cutanés les plus fréquents. Ils surviennent généralement chez des personnes à peau blanche, en moyenne après 45 ans. Leur principal facteur de risque est l’exposition solaire cumulative. Ils touchent la face et le cou dans plus de 80% des cas. Leur évolution est locale, sans métastase, mais une prise en charge tardive peut aboutir à des ablations importantes surtout quand la tumeur se situe à proximité des yeux, du nez, de la bouche ou des oreilles. Habituellement le chirurgien retire la lésion avec une marge de sécurité de quelques millimètres.

 

Les carcinomes épidermoïdes (spinocellulaires) surviennent habituellement après 40 ans. Leurs principaux facteurs de risque sont l’exposition solaire et les traitements immunosuppresseurs. Ils apparaissent essentiellement sur les zones exposées au soleil (face, mains) et touchent aussi les muqueuses (buccale, anale ou génitale). Dans certains cas, il y a un risque d’atteinte ganglionnaire et donc de métastase.

 

Les mélanomes :

Le mélanome est beaucoup moins fréquent que les tumeurs précédentes. Il survient le plus souvent sur des peaux claires et l’exposition solaire est un facteur de risque important. Il peut se présenter sous la forme d’une lésion pigmentée noire d’apparition récente survenant sur une peau saine. Il peut aussi survenir sur un « grain de beauté » pré-existant. Toutes les parties du corps peuvent être atteintes, y compris les muqueuses et les conjonctives. Lorsque le mélanome est confirmé, le traitement est essentiellement chirurgical et consiste à retirer la lésion avec des marges de sécurité assez larges.

 

Principes de la chirurgie des tumeurs cutanées :

 L’exérèse chirurgicale doit enlever la lésion de façon complète avec des marges de sécurité de peau saine. Une analyse anatomopathologique de la lésion est systématique car seul cet examen permet de confirmer le caractère bénin ou malin de la lésion et le caractère complet de l’exérèse.

Le principe de base est l’ablation « en fuseau » suivie d’une suture directe par rapprochement des berges.
Dans les cas où la taille de la lésion ou sa localisation rendent irréalisable la fermeture par suture directe, la couverture de la zone retirée sera assurée par une plastie locale qui correspond au déplacement d’un lambeau de peau avoisinant afin que celui-ci vienne recouvrir la perte de substance cutanée. La cicatrice d’un lambeau est plus longue, mais les résultats esthétiques à terme sont toutefois souvent meilleurs que ceux d’une greffe de peau qui est prélevée sur une autre région.

La chirurgie de tumeurs de la face est très spécifique. Elle nécessite une longue expérience pour trouver la solution la plus élégante à chacune des réparations.
La reconstruction du nez ou rhinopoïèse dispose de nombreuses solutions de réparation en fonction de chacune des unités esthétiques ( pointe, aile du nez, dorsum nasal, glabelle) et des structures sous jacentes (cartilage).
La reconstruction des oreilles ou otopoïèse est souvent une reconstruction composite de la peau et du cartilage en fonction des zones et de la dimension de l’exérèse.
La reconstruction palpébrale se distingue en fonction de la localisation des lésions ( angle ou cantus, bord libre, pleine paupière).
La reconstruction des lèvres se caractérise en fonction de la localisation des lésions ( angle ou commissure, lèvre rouge, lèvre blanche, philtrum, vermillon et de pleine épaisseur).

Ces interventions de chirurgie réparatrice sont prises en charge par l’assurance maladie.

Avant l’intervention chirurgicale :

Un examen minutieux permet d’évaluer les caractéristiques de la lésion cutanée, sa localisation et les structures concernées pour la réparation.

Les facteurs de risque sont également pris en compte comme le tabagisme, un diabète ou une immusuppression médicamenteuse.

L’anesthésie :

La chirurgie des tumeurs cutanées peut être réalisée sous anesthésie locale, sous neuroleptanalgésie (ou anesthésie vigile) ou sous anesthésie générale.

En pratique la chirurgie des tumeurs cutanées se fait le plus souvent sous anesthésie locale ou sous neuroleptanalgésie, si une reconstruction est requise. L’anesthésie générale est rare.

Si l’intervention se fait sous anesthésie générale ou sous neuroleptanalgésie, une consultation avec le médecin anesthésiste est obligatoire. Elle devra avoir lieu au plus tard 48 h avant l’acte chirurgical afin de permettre au médecin anesthésiste d’effectuer des examens complémentaires si nécessaire.

Tout médicament contenant de l’aspirine (sauf aspirine pris au long cours à visée cardiologique) sera proscrit 10 jours avant l’intervention. De manière générale, je ne fais pas interrompre les traitements anticoagulants car il s’agit d’une chirurgie superficielle.

L’hospitalisation :

Cette intervention est réalisée le plus souvent au cabinet sous anesthésie locale ou en ambulatoire à la clinique sous neuroleptanalgésie pour les lésions cancéreuses nécessitant une reconstruction.
Votre entrée se fait en début d’après midi. Si vous vivez seul(e) ou loin d’une structure hospitalière, une hospitalisation d’une nuit peut être envisagée.

L’intervention :

Le docteur Jean-Marc Torossian repère la lésion et fait les dessins préopératoires de la reconstruction.

Pensez à faire une photographie avec votre téléphone portable des lésions cutanées chez le Dermatologue car la lésion peut être moins visible après une biopsie +++ 

Si la lésion est de faible dimension un simple fuseau cutané suffira.

Si la lésion est importante ou si elle touche une structure délicate comme le nez, les oreilles, les paupières ou les lèvres, une reconstruction de qualité sera le plus souvent proposée. Les lambeaux cutanés sont le plus souvent privilégiés. Moins fréquemment utilisée car de qualité esthétique moindre, la greffe de peau est une bonne alternative pour la réparation des lésions sur le crâne ou la jambe.

Les cicatrices sont dissimulées dans les plis naturels, afin qu’elles soient les plus discrètes possible.

Les suites post-opératoires :

Après l’intervention d’une chirurgie réparatrice d’une tumeur cutanée, il est possible de voir apparaître un œdème (gonflement), des ecchymoses (bleus) ou bien encore un larmoiement (écoulement de larmes). Il est donc impératif de rester au repos et de ne faire aucun effort violent les quelques jours suivant l’opération.

De la glace appliquée  peut minimiser l’œdème. Quant au larmoiement, il peut être limité grâce à du sérum physiologique.

Les cicatrices seront rosées les premières semaines. Dès le septième jour, vous pourrez les camoufler avec un peu de maquillage.

Une semaine après l’intervention, le Dr Jean Marc Torossian vous reverra personnellement au cabinet de consultation pour contrôler l’évolution et vous donner le résultat d’analyse au microscope.

C’est entre le troisième et le sixième mois que les résultats de la chirurgie seront définitifs. Une protection solaire des cicatrices est nécessaire la première année ainsi qu’un suivi dermatologique.

Liens Utiles

Pour en savoir plus, les fiches de la Société Française de Chirurgie Plastique et Esthétique :

chirurgie-des-tumeurs-cutanees-nov-2016

Revenir à la page d’accueil

Page réalisée d’après les fiches d’information de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique
Page created according to the information sheets of the authority of the French Society of Plastic Reconstructive and Aesthetic surgery (Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique – SOFCPRE)